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« J’aime la galette… Savez-vous comment ? » | Épiphanie

Quand elle est bien faite avec du beurre dedans ! 

Cette jolie comptine ranime notre gourmandise ! Et ça tombe bien : après les festins de Noël et de la Saint-Sylvestre, c’est au tour des galettes, gâteaux et autres brioches des Rois de mettre l’eau à la bouche des gastronomes au moment de l’Epiphanie.

Une tradition à laquelle il est bien agréable de succomber…votre Mag n’a pas résisté !

Epiphanie. Le mot est d’origine grecque et signifie « apparition ». Ce jour-là, les Rois mages, guidés par la lumière d’une étoile, seraient arrivés jusqu’à Jésus, dans l’étable où il venait de naître. Scientifiquement, on pense que l’astre qui les aurait guidés pourrait être une comète, ou une nova ?

Ils auraient pu être des astrologues qu’un phénomène céleste exceptionnel aurait attirés vers la Judée ? Au fil du temps, dans l’histoire, ils sont devenus des Rois, répondant aux noms de Melchior, Gaspard et Balthazar… Au 16e siècle, on a même attribué à chacun une couleur de peau différente : blanche pour Melchior, noire pour Balthazar et jaune pour Gaspard.

Pourtant, contrairement à ce que l’on croit parfois, le partage de la galette n’a pas de connotation religieuse. Il faisait déjà partie des célébrations autour du solstice d’hiver, propice aux divinations. La fève, c’est le premier légume qui pousse au printemps. Et comme l’oeuf, il contient un embryon.

En prenant de la maturité, il donne la vie…un espoir, donc, en plein hiver. A l’époque romaine, c’est à ce moment de l’année que l’on célébrait les Saturnales, des fêtes pendant lesquelles maîtres et esclaves étaient sur un pied d’égalité pendant une journée. A ce moment-là, tout le monde mangeait à la même table. Cette coutume du partage est donc ancienne.

Au Moyen-Age, la galette était coupée en autant de parts que de convives, plus une, la « part du pauvre », que l’on réservait pour la donner à un mendiant qui viendrait frapper à la porte.

Etre le Roi n’avait pas grand-chose d’intéressant : si l’on était choisi, on devait payer sa tournée ! Certains radins préféraient avaler la graine pour éviter de débourser, et c’est ainsi, selon la légende, que seraient nées les petites figurines en porcelaine qui tiennent aujourd’hui lieu de fève.

Ah, les fèves, quels trésors pour les collectionneurs, les fabophiles ! Autrefois, elles représentaient souvent des nourrissons emmaillotés, toujours en signe de fécondité, mais aujourd’hui, on peut même trouver des fèves Simpsons, Harry Potter, ou… joueurs de football, par exemple.

Chez Eggenols, l’artisan-pâtissier bien connu de la rue des Guillemins, les fèves mettent en valeur le patrimoine liégeois : Tchantches, Nanesse, Georges Simenon, Li Toré, le plongeur du port des yachts, le champagne Vranken liégeois bien connu, le stade du Standard… Une gamme qui montre que Bernard Eggen a des amis liégeois de souche qui lui ont volontiers offert certains « copyright ».



Georges Simenon aimait sa tarte au riz, et sa photo en pleine dégustation se trouve dans le magasin. Paul François Vranken, ami de Bernard Eggen, amène chaque année sa camionnette de Reims juste en face de la pâtisserie pour faire goûter sa cuvée «Demoiselle de Liège».

Si vous êtes le Roi, vous découvrirez immanquablement une de ces fèves dans la délicieuse galette dont le pâtissier a le secret. Une galette artisanale fabriquée suivant une recette traditionnelle. Un feuilletage au bon beurre, bien sûr, préparé dans ses ateliers. A l’intérieur, naturellement, de la frangipane, une pâte d’amandes. Et pour donner encore plus de légèreté à la galette, on y ajoute ici un petit peu d’abricots.

Mais ne vous y trompez pas…si la galette n’est vendue que pendant le mois de janvier, il y a bien d’autres raisons de passer par la pâtisserie tout au long de l’année. Le gâteau Marouff*, recette brevetée et marque déposée, dont la mousse au chocolat est si légère, ou les gaufres, les préférées du Prince Laurent…

Mmm ! Etablie depuis près de 20 ans rue Saint-Paul, dans le centre piétonnier de Liège, la maison Stoffels fait également partie des meilleures. Avant d’installer là ses ateliers, Arnaud Stoffels a travaillé durant 7 ans chez Wittamer à Bruxelles. Il en a gardé le souci du détail et le respect de la tradition.

Du pain aux gâteaux – et le choix vaste ! – tout ce qui est vendu en magasin est produit dans ses ateliers. Et tout est fabriqué avec des œufs frais, du lait de ferme, de la farine, des fruits frais… Et les galettes ? Vous trouverez ici aussi des produits d’exception.




Une pâte feuilletée pur beurre que l’on prend le temps de laisser reposer pour qu’elle devienne à la fois croquante et fondante. Dans les galettes classiques, une frangipane délicieuse. Mais peut-être choisirez vous celles dans lesquelles on ajoute un peu de pommes « maison » ? A vous de voir ! Et de trouver la fève bien cachée dans ces délices… Après le mois de janvier, le comptoir regorge de jolies tartelettes que l’on déguste déjà avec les yeux, sans oublier les desserts plus classiques ou les pains artisanaux.

Pendant la foire, Arnaud Stoffels (membre de la famille Désiré de Lille !) vous proposera des lacquemants. Et tous les jours de l’année, des gaufres aux fruits cuites chaque matin et caramélisées soigneusement une à une. A la Pâtisserie Stoffels, tout est beau et bon, et les clients de tous les âges y trouvent leur bonheur.

Artisan pâtissier lui aussi, et depuis plus de 35 ans, Pierre Legros a ouvert sa nouvelle pâtisserie en mai dernier, au n° 27 de la rue Saint-Gilles. Les habitants du quartier ont appris à le connaître, et sont déjà fidèles à Vanille Cannelle ! Le propriétaire avait appris son métier, entre autres, chez Crosset, où il a travaillé pendant 7 ans.




Il est ensuite resté à l’œuvre de nombreuses années dans l’univers de la boulangerie et de la pâtisserie, comme ouvrier ou comme patron. S’il a décidé de s’investir dans cette nouvelle entreprise, c’est pour avoir des horaires un peu moins exigeants : il n’a plus besoin de se lever au milieu de la nuit, puisqu’il fabrique tout lui-même tout au long de la journée, dans son atelier prolongeant la boutique.

Dès janvier, vous pourrez déguster ses galettes des Rois classiques et de tradition, faites de pâte feuilletée, bien sûr, farcies à la frangipane au massepain, avec, au fond, un peu de corin d’abricots…un délice ! Vanille Cannelle, ce sont des produits travaillés de façon artisanale, avec des produits frais et proposés à des prix raisonnables. Ce sont des pâtisseries et des viennoiseries fabriquées devant vous, du pétrissage à la cuisson.

Vous y trouverez aussi des baguettes au levain exceptionnelles ! Alors poussez la porte de Vanille Cannelle et venez voir son patron à l’œuvre. Quittant un instant son atelier, il vous proposera avec le sourire un choix de produits qui varie chaque jour en fonction de son inspiration…et laissez vous tenter !


Nul doute que, pour vous aussi, ce sera un vrai coup de cœur ! Ce ne sont que quelques exemples. Au moment de l’Epiphanie, le sucre, le beurre, les amandes, les œufs et la pâte feuilletée se transformeront en de délicieuses galettes qui sortiront bientôt des fours. Mais choisissez bien vos adresses ! Suivez la trace des artisans pâtissiers de votre quartier pour entrer dans ce monde de parfums, de savoir-faire et de passion.

Et profitez du moment, en ce début janvier. La tradition du partage a traversé les années pour notre plus grand plaisir…et si vous n’avez pas trouvé la fève, vous aurez sans nul doute passé un moment convivial autour d’une délicieuse Galette des Rois !



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